
La série “Rhapsodie Écorché : Le souffle de l’éternel” s’impose comme une symphonie visuelle où l’anatomie, exposée dans sa vulnérabilité, devient le théâtre d’une poésie intemporelle. Ces œuvres transcendent l’exploration corporelle classique, transformant les chairs et les os en motifs sculpturaux où l’humain flirte avec le divin et l’infini. Les personnages, à la fois écorchés et exaltés, incarnent un dialogue troublant entre fragilité et puissance. La mise en scène dramatique, empreinte de lumière sombre et de contrastes puissants, évoque des récits mythiques où la douleur devient un vecteur de transcendance. La chair ouverte, révélant les structures osseuses, n’est pas ici une manifestation morbide mais une métaphore d’un dévoilement intérieur, un passage vers une vérité universelle.
La série aborde une thématique puissante : l’exploration de l’éphémère et de l’éternité à travers la vulnérabilité du corps humain. Les figures écorchées incarnent une dualité fondamentale : la fragilité de la chair face au temps et la force intérieure qui transcende la matérialité. Ces œuvres questionnent notre rapport à la mort, à la renaissance, et à la quête de sens dans l’existence. Les personnages, écorchés et pourtant majestueux, évoquent une métamorphose spirituelle. Loin de se réduire à une représentation morbide, l’exposition des entrailles et des os devient un symbole de vérité intérieure, un passage obligé vers une transcendance universelle.
La chair exposée : Elle symbolise la transparence, une forme de dépouillement spirituel où l’âme est mise à nu. Cela renvoie à des notions d’authenticité, de lutte contre le masque social et de recherche de la pureté intérieure.
Les structures osseuses : Elles représentent la permanence et la solidité. Le squelette, en tant qu’armature essentielle, incarne la persistance de l’être au-delà de la décomposition charnelle.
Les motifs organiques et fibreux : Ils tissent une connexion entre le corps humain et la nature, rappelant que nous sommes intrinsèquement liés aux cycles de vie, de mort et de renaissance.
La série joue sur un paradoxe esthétique : des images d’une intensité visuelle frappante, où l’effroi cohabite avec une beauté quasi divine. Cette dualité est renforcée par plusieurs éléments :
Contraste de lumière : Les zones sombres encadrent souvent les figures, créant une aura théâtrale et renforçant la monumentalité des personnages.
Dynamisme des formes : Les chairs écorchées, parfois fluides et sculpturales, évoquent un mouvement constant, une lutte entre chaos et ordre.
Palette de couleurs : Les rouges profonds rappellent la vie et le sang, tandis que les blancs osseux évoquent la mort et l’épure. Ensemble, ils symbolisent l’équilibre entre vitalité et silence éternel.
Cette série peut s’interpréter comme un hommage à des récits mythologiques où la souffrance conduit à la transcendance :
Prométhée : L’idée de l’éternel renouvellement de la douleur pour atteindre un idéal est omniprésente.
Les Vanités : Ces œuvres rappellent les peintures de la Renaissance où la mort était évoquée pour souligner la fragilité de l’existence humaine.
Le sublime gothique : Les figures évoquent également des sculptures médiévales ou baroques, où le corps était à la fois révélé et idéalisé dans sa lutte contre la mort.